La fondation «Valcompétences50+» s’attèlera à favoriser l’accès au marché du travail des personnes de 50 à 64 ans.

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À qui s’adresser lorsque l’on est âgé de plus de 50 ans et que l’on cherche un travail ou que l’on se retrouve en difficulté dans l’emploi occupé?

En cours de création à Monthey, la fondation «Valcompétences 50+» se veut l’interlocuteur privilégié des personnes confrontées à cette problématique, mais pas seulement: l’idée est aussi de sensibiliser les employeurs potentiels aux nombreuses compétences et connaissances des 50-64 ans et de faire le lien entre demandeurs et pourvoyeurs de places de travail. L’initiative vient de Jörg et Khadija Rickenmann, un couple ayant constaté qu’aucune structure de ce type n’existait en Valais. «Je me situe moi-même dans cette tranche d’âge et j’ai vécu la délocalisation de mon entreprise. Notre entourage est aussi concerné: après avoir perdu leur emploi, certains prennent leur 2ème pilier, deviennent indépendants alors qu’ils ne l’ont jamais été et finissent par se retrouver sans rien. D’autres sautent sur le premier poste venu et cela ne leur convient pas, alors ils sont confrontés à un nouvel échec, ce qui les rend vulnérables», explique Khadija Rickenmann.

Retour gagnant

Déplorant le fait que les recruteurs balaient généralement les candidatures des seniors, Jörg Rickenmann est certain que les choses peuvent changer: «Il faut faire comprendre aux entreprises qu’elles ont un réservoir de compétences à disposition et que les plus de 50 ans sont encore opérationnels! Mais si le candidat ne répond pas à toutes les exigences de son poste dès son premier jour de travail, nous pouvons en discuter en toute transparence avec l’employeur, établir un plan de formation et accompagner le collaborateur pendant ses 3 mois d’essai, afin qu’il effectue la mise à niveau nécessaire».

La fondation ne financera pas les formations complémentaires mais fera le lien entre employeur, employés et institutions concernées, donnant les informations nécessaires sur les différentes possibilités d’aides. Au final, tout le monde devrait être gagnant: l’entreprise aura un collaborateur loyal et dynamique et la personne de plus de 50 ans aura retrouvé un emploi où elle se sentira intégrée et en confiance.

Le Régional – 07 au 14 décembre 2016 – N° 832
Texte et photo: Valérie Passello